France : regain de forme pour l’immobilier neuf

Un adage dit : « Quand le bâtiment va, tout va ». En tout cas, le secteur de l’immobilier qui a traversé une crise sans précédent depuis 2008 paraît reprendre du poil de la bête. Et les chiffres publiés par l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers de France pour le troisième trimestre 2016 semblent le prouver. En effet, cet organisme a enregistré une hausse de 25 % des ventes de logements par rapport à la même période l’année précédente. Dans les faits, cela se traduit par une réservation de 31 824 lots entre juillet et septembre 2016.

Une augmentation sensible des prix

Cet Observatoire fait également remarquer la résurgence d’une certaine tension sur les tarifs des logements neufs. Ainsi, une hausse de 3,4 % des prix moyens au mètre carré est enregistrée par rapport à la même période en 2015 en ce qui concerne les logements collectifs neufs. C’est le cas notamment à Besançon et à Strasbourg où cette augmentation atteint un record de 7,8 %. Elle reste moindre à Orléans avec 0,7 % seulement.

Mais il existe par ailleurs certaines agglomérations où les tarifs affichés sont à la baisse pendant cette période. Il s’agit en particulier :

  • d’Angers,
  • du bassin d’Arcachon,
  • de Clermont-Ferrand,
  • de Le Havre,
  • de Lille,
  • de Nice ou encore de Rouen.

Une embellie sur tous les fronts

Il faut noter que quasiment tous les secteurs de l’immobilier neuf sont touchés par cette éclaircie. Ainsi, les résidences services enregistrent une hausse de 25 % pour le troisième trimestre 2016. En ce qui concerne les ventes en bloc et au détail, elles augmentent respectivement de 13,8 % et de 27,6 % pour cette même période. De même, les ventes aux propriétaires occupants connaissent une croissance remarquable de 28,1 % en une année. Les spécialistes expliquent cette envolée par le recours de plus en plus croissant des primo accédants au prêt à taux zéro (PTZ).

D’autre part, le secteur bénéficie largement des impacts positifs de la loi Pinel entrée en vigueur depuis octobre 2014. En effet, 54 % des transactions entre juillet et septembre 2016 concernent les ménages investisseurs. Le nombre de ceux-ci a d’ailleurs augmenté de 27,2 % en un an. Ils espèrent ainsi profiter des avantages fiscaux prodigués par le dispositif Pinel, à savoir une réduction d’impôts de 12 %, de 18 % et de 21 % pour une durée de location de 6, 9 ou 12 ans.

Il faut noter comme revers de la médaille l’incapacité de l’offre nouvelle à suivre la demande au troisième trimestre 2016. En effet, même si les mises en vente ont augmenté de 4,5 % pour cette période, cela n’arrive pas à résorber la demande. Ce qui se traduit par le raccourcissement de la durée de commercialisation des biens qui passe de 14 mois à 10,1 mois entre 2014 et 2016. Il en est de même pour le stock de logements qui se réduit fortement.